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Immergez-vous dans l’univers captivant de la Renault Clio IV, une voiture d’occasion aux multiples atouts, à l’équipement séduisant et au prix attractif. Cette voiture, qui a longtemps trusté les ventes en France, est disponible en différentes versions : en cinq portes, en break Estate, et même en version R.S. Sur le marché de l’occasion, les offres abondent et les tarifs peuvent être alléchants.
Cependant, la fiabilité de la Renault Clio 4 ne se révèle pas être un terrain sans embûches. Sous son allure soigneusement travaillée se cachent certains problèmes mécaniques et électroniques majeurs, capables de transformer une bonne affaire en une source de dépenses incessantes. Nous avons donc examiné en détail ce modèle, de sa génération à son moteur en passant par ses composants, afin de déterminer sa réelle valeur sur la durée…
Renault Clio 4 : évaluation de sa fiabilité de 2012 à 2021
Introduite sur le marché en 2012 avec uniquement cinq portes, la Clio IV a rapidement élargi sa gamme : break Estate en 2013, version sportive R.S. de 200 ch, puis R.S. Trophy de 220 ch en 2016, suivi d’un restylage la même année et d’une réduction de gamme en 2018. Son moteur diesel a été abandonné en 2019, pour finalement arrêter sa production en 2021. Avec une gamme variée de moteurs essence et diesel, allant du modeste 1.2 16V de 65/75 ch au 1.5 dCi de 110 ch, en passant par les 0.9 TCe et le célèbre 1.2 TCe de 120 ch, la fiabilité varie grandement en fonction de la version choisie.
En termes de notation interne, les résultats sont mitigés : le moteur obtient seulement 1 étoile sur 3, l’électronique 2 sur 3, et la carrosserie ainsi que le châssis atteignent le score parfait de 3 sur 3. Cependant, l’habitacle n’obtient qu’1 étoile sur 3. En conclusion, la note globale est de 2 étoiles sur 3. En résumé, la base technique est solide, mais certains composants largement utilisés posent problème, en particulier le moteur 1.2 TCe de 120 ch et divers éléments de confort qui vieillissent mal.
Moteurs, transmission EDC et électronique : les défis majeurs à considérer
Le problème le plus épineux concerne le moteur 1.2 TCe de 120 ch, apparu en 2013 et souvent associé à la transmission EDC. Ce moteur présente des tendances à la consommation excessive d’huile, résultant d’un problème de segmentation. Malgré plusieurs rappels et ajustements, le problème persiste : sans une surveillance attentive du niveau d’huile, des dommages catastrophiques peuvent survenir, avec un coût de remplacement avoisinant les 7 500 €. Ce moteur peut également rencontrer des problèmes de tension de la chaîne de distribution, des soucis de soupapes, et, avant 2016, des dysfonctionnements des capteurs de pression du turbo et du régime moteur, coûtant environ 300 € l’unité.
Les autres moteurs ne sont pas exempts de critiques. Le 0.9 TCe, en versions de 75, 90 ou 110 ch, a connu des problèmes d’injection avant le restylage, entraînant des à-coups, corrigés par une reprogrammation du calculateur, facturée entre 130 et 160 €, parfois de manière temporaire. Le 1.5 dCi (75, 90, 110 ch) peut rencontrer des difficultés de démarrage par temps froid sur les versions non restylées, en raison de condensation dans l’échangeur air/air tombant dans le moteur, entraînant une surcharge du démarreur et la fusion d’un fusible ; Renault doit alors remplacer ce fusible, nettoyer le moteur et ajouter un écran thermique.
La transmission EDC, proposée avec le 1.2 TCe de 120 ch, les 1.6 Turbo des R.S. et le 1.5 dCi de 90 ch, peut se montrer brutale lors des passages de rapports, avec de nombreux cas de blocages de rapports, nécessitant souvent un remplacement complet de la boîte, avec des coûts variant entre 4 000 et 8 000 €. Certains silentblocs à l’avant peuvent commencer à grincer après seulement quelques milliers de kilomètres, ne laissant d’autre choix que de les remplacer, aux frais du propriétaire.
Carrosserie, confort, rappels et entretien : les points forts… et les pièges
En dépit de ses faiblesses mécaniques, la Renault Clio IV se distingue par une carrosserie d’une qualité irréprochable. La peinture se situe parmi les meilleures de sa catégorie, avec une couche plus épaisse et une teinte plus intense que la plupart de ses concurrentes. Le châssis bénéficie d’une protection adéquate grâce à un carter enveloppant l’ensemble des parties basses, et le traitement anticorrosion se montre efficace, même sur les véhicules plus anciens ou utilisés dans des conditions rigoureuses.
En revanche, l’habitacle représente le point faible de la voiture. En comparaison avec la Clio III, la qualité perçue a diminué : les plastiques du tableau de bord sont de mauvaise qualité, se rayant facilement et mal assemblés, en particulier avant le restylage de 2016. Les aérateurs centraux peuvent se casser presque “comme du verre”, nécessitant un remplacement à partir de 600 €. Les tissus des sièges, peu flatteurs, vieillissent plutôt bien, mais des plis disgracieux peuvent apparaître souvent sur le siège conducteur, tandis que les parties en similicuir ont tendance à se craqueler facilement.
De plus, une climatisation à compresseur fragile peut rendre l’âme dès 50 000 à 60 000 km pour environ 750 €, un système start/stop capricieux (lié à une batterie 12 V faible ou à une mise à jour logicielle coûtant environ 120 €), et des systèmes multimédias Media Nav et R-Link mal conçus, nécessitant des mises à jour logicielles à 130 €, voire un remplacement complet (de 1 000 à 1 200 € pour le Media Nav, de 1 300 à 1 600 € pour le R-Link) si l’écran se fige ou ne fonctionne plus.
Rappels de sécurité et entretien : ce qu’il faut savoir avant d’acheter
Plusieurs rappels importants ont concerné la Renault Clio 4. Sur les modèles fabriqués jusqu’en avril 2014, les flexibles de frein avant pouvaient frotter contre les protections intérieures du passage de roue, entraînant un risque de fuite de liquide de frein ; plus de 150 000 Clio ont été rappelées pour remplacement. Les véhicules assemblés entre mai 2012 et juillet 2017 ont dû revenir en atelier en raison d’un axe de pivot central de la banquette arrière jugé trop fragile, pouvant causer le détachement des deux parties du dossier et la projection d’objets du coffre dans l’habitacle en cas de choc. Enfin, sur le moteur 0.9 TCe H4Bt, la borne positive de la batterie risquait d’entrer en contact avec le dissipateur thermique de l’alternateur, exposant à un court-circuit et, dans les cas les plus graves, à un incendie.
En ce qui concerne l’entretien, le constructeur recommande une révision annuelle ou tous les 30 000 km, un remplacement des filtres à air et d’habitacle, ainsi qu’un nettoyage de la climatisation tous les 24 mois ou 30 000 km, le remplacement des bougies (sur essence) tous les 48 mois ou 60 000 km, puis à 48 mois ou 120 000 km les changements de liquide de frein et de refroidissement, la courroie d’accessoires et la recharge du fluide de climatisation. La courroie de distribution des moteurs 1.2 16V et 1.5 dCi doit être changée tous les 72 mois ou 150 000 km, accompagnée de la pompe à eau. Il est donc essentiel de choisir des versions moins sensibles pour maintenir des coûts d’entretien raisonnables :
- Les moteurs diesel sont plus fiables que ceux de la Clio III et la carrosserie est extrêmement solide ;
- Mais il est préférable d’éviter le 1.2 TCe 120, la boîte EDC peu fiable, la finition intérieure médiocre avant 2016 et les aérateurs centraux fragiles.
FAQ sur la Renault Clio IV :
1. Quels sont les principaux problèmes de fiabilité rencontrés sur la Renault Clio IV ?
La Renault Clio IV peut souffrir de divers problèmes de fiabilité, notamment au niveau du moteur 1.2 TCe de 120 ch, de la transmission EDC et de certains éléments électroniques, comme la climatisation et les systèmes multimédias.
2. Quels rappels de sécurité ont été émis pour la Renault Clio IV ?
Plusieurs campagnes de rappel ont été lancées pour la Renault Clio IV, notamment concernant les flexibles de frein, l’axe de pivot central de la banquette arrière et des problèmes potentiels de court-circuit sur le moteur 0.9 TCe H4Bt.
3. Quels conseils d’entretien sont recommandés pour assurer la longévité de la Renault Clio IV ?
Il est recommandé de respecter les intervalles d’entretien préconisés par le constructeur, de surveiller régulièrement le niveau d’huile et de liquides, et de privilégier les versions de la Clio IV moins sujettes aux problèmes rencontrés.
4. Quels sont les aspects à prendre en compte avant l’achat d’une Renault Clio IV d’occasion ?
Avant d’acquérir une Renault Clio IV d’occasion, il est important de vérifier l’historique d’entretien du véhicule, de réaliser un essai approfondi, et de se renseigner sur les éventuels rappels de sécurité ou les problèmes récurrents des modèles concernés.
5. Quels sont les meilleurs conseils pour maintenir la valeur de revente d’une Renault Clio IV ?
Pour conserver la valeur de revente de votre Renault Clio IV, il est recommandé de respecter les intervalles d’entretien, de conserver l’historique de maintenance à jour, de réaliser les réparations nécessaires rapidement, et de prendre soin de l’esthétique intérieure et extérieure de votre véhicule.




























